Vins & vignobles
Accords mets-vins : marier le Chasselas et la cuisine du pays
Pas besoin d'un diplôme pour bien marier : trois règles, cinq exemples vaudois, et la cave fait le reste.
L'accord mets-vins effraie à tort. En Vaud, tout est simple : la cuisine du pays et ses vins ont grandi ensemble. Voici les trois règles de la rédaction, et leurs applications concrètes.
Règle 1 : l'acidité respire l'acidité
Un plat vif (salade, poisson citronné, fromage frais) appelle un vin blanc vif. Le chasselas, naturellement tendu, est fait pour ça — particulièrement un blanc de La Côte servi à 8-10 °C.
Règle 2 : le gras appelle la fraîcheur, le sel le fruit
- Papet et saucisse aux choux : la saucisse grasse, le poireau doux — un chasselas riche de Lavaux, ou un pinot noir léger passé au frais. Voir notre recette du papet.
- Malakoff et apéritifs frits : bulle crémant ou chasselas jeune, qui dégraisse le palais.
- Mont-d'Or chaud : pinot noir souple, un peu frais — le mariage de l'hiver.
- Tomme vaudoise affinée : blanc sec, ou même un vin de paille pour les audacieux.
- Tarte aux abricots : chasselas surmature ou late harvest du Léman.
Règle 3 : la confiance avant le calcul
Le meilleur accord reste celui qu'on partage. Achetez chez le vigneron, dites-lui ce que vous cuisinez — il saura. Et souvenez-vous : en cas de doute, le chasselas local tranche toujours la question. Le détail des fromages à marier est dans notre atlas des fromages vaudois.